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Le Sénateur Célestin Vunabandi s’est, pour la énième fois, exprimé au sujet de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut depuis environ quatre (4) mois dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu suite à la guerre opposant les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23.

Dans une interview exclusive accordée mercredi 26 octobre 2022 au site d’information kivuactualites.com, l’élu des élus du Nord-Kivu a fermement condamné la nouvelle provocation des rebelles du M23 contre les FARDC ayant entraîné des nouvelles hostilités dont sont victimes des populations innocentes. Il estime que c’est à la suite de cette provocation que des nouveaux affrontements ont éclaté, alors qu’il s’observait une accalmie dans les zones de combat. Non seulement le sénateur dénonce cette nouvelle provocation de l’ennemi, mais également condamne le fait que les assaillants se sont résolu de larguer des bombes à l’aveuglette causant des victimes au sein des populations civiles.

« Je condamne cette nouvelle provocation des rebelles du M23. C’est à la suite de cette provocation que des affrontements ont encore éclaté. Et dans toutes ces situations, ce sont les civils qui en sont victimes. Je condamne également le fait pour l’ennemi de jetter des bombes sans précision ; notamment dans les agglomérations de Kabindi, Rwanguba et Ntamugenga où on a enregistré plusieurs morts du côté civil suite à ces bombardements aveugles », à dénoncé Célestin Vunabandi.

À la même occasion, ce président du parti politique « Action pour un Congo Nouveau, ACN » a, non seulement exprimé sa solidarité envers les populations civiles des zones sous occupation de l’ennemi, mais a également plaidé pour l’intervention du gouvernement congolais en faveur des élèves des écoles fonctionnant dans ces mêmes zones. D’après lui, le gouvernement doit s’activer pour une intervention humanitaire urgente en faveur des populations victimes de cette barbarie des terroristes du M23 et pour l’encadrement des élèves qui ne savent plus poursuivre leurs études suite à ces violences armées.

Dans la chute de sa communication du jour, le sénateur Célestin Vunabandi s’est dit étonné du communiqué publié par le gouvernement Rwandais et s’est dit exaspéré par son ingérence dans les affaires internes de la RDC, pourtant un État souverain. À l’en croire, ce communiqué du gouvernement Rwandais est une preuve éloquente de son soutien au mouvement terroriste M23. Il estime que cette position du Rwanda contrarie ses engagements souscrits dans les différents processus de paix à Nairobi, à Luanda et à New – York autour du Président français , Emmanuel Macron, où les parties avaient convenues de se désolidariser des groupes armés notamment le M23.

Pour rappel, les combats se sont poursuivis dimanche dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, entre les FARDC et les combattants du M23. Ces nouveaux affrontements lancés depuis jeudi 20 octobre ont provoqué d’autres déplacements de population, particulièrement dans la localité de Ntamugenga disputée par les deux forces. Si le village a été capturé par les rebelles dimanche 24 octobre, selon des sources locales, les forces loyalistes se veulent confiantes.
Deux lignes de front se sont activées dans le territoire de Rutshuru. Des combats ont été signalés d’abord sur l’axe Rangira-Rwanguba-Tchengerero. L’objectif du M23, dit l’armée, était de couper les moyens de ravitaillement.
La deuxième ligne de front concerne la localité de Ntamugenga. Des obus sont tombés dans des zones habitées, dont un site appartenant aux religieux, causant la mort de plusieurs personnes et de nombreux blessés, selon les sources locales. Des sources militaires qui ont requis l’anonymat affirment que l’armée s’est refusé à livrer une bataille en pleine zone habitée pour éviter des dégâts collatéraux. Le lundi matin, un calme relatif régnait dans la localité.
Au moins 23.000 personnes auraient été déplacées par ces violences armées depuis le 20 octobre, rapporte pour sa part le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha). D’après la même source, ces chiffres incluent environ 2.500 personnes qui ont traversé la frontière vers l’Ouganda. Et selon l’ONU, ces combats dans le Rutshuru portent le nombre total de personnes déplacées dans le territoire de Rutshuru à plus de 396.900.

Pour sa part, le gouvernement rwandais, à travers son communiqué du 24 octobre courant, a accusé la RDC d’être sur « sur la voie d’une escalade militaire continue ». Ce qui, selon le communiqué du Rwanda, va à l’encontre des affirmations de la RDC de résoudre ce conflit par des voies diplomatiques. En réaction à ce communiqué, les autorités congolaises ont tenu à rappeler au Rwanda que « ses velléités interventionnistes et expansionnistes ne seront jamais tolérées ».

Philémon Kachelewa depuis Beni

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