Le Sénateur Célestin Vunabandi plaide pour que les magistrats civils et militaires nouvellement nommés soient pris en charge par l’état Congolais.
Dans une lettre adressée au Ministre des finances avec copie aux différentes hautes autorités du pays dont la Première Ministre le 30 septembre dernier, l’élu des élus du Nord-Kivu fait savoir qu’il a été saisi de la situation de précarité que vivent les Magistrats.
« En effet, en ma qualité de Sénateur, élu du Nord-Kivu et Président de la Commission Économique, Financière et de la Bonne Gouvernance du Sénat, j’ai été saisi de la situation de précarité que vivent les Magistrats nommés par les ordonnances présidentielles, ordonnances d’organisation judiciaire n°25/177 et n°25/178 du 28 mars 2025 portant respectivement nomination des Magistrats civls et militaires du Ministère Public, dont certains sont venus de ma circonscription électorale occupée par l’armée Rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23 », a fait savoir le Sénateur Célestin Vunabandi.
Il ajoute que la situation est plus dramatique pour les Magistrats civils et militaires recrutés à partir de la province du Nord-Kivu, dont une partie est occupée par les agresseurs qui vivent à Kinshasa depuis pres de six mois sans aucune assistance humanitaire.
« Présents à Kinshasa, depuis que ces ordonnances ont été rendues publiques et ce, sur convocation du Conseil Supérieur de la Magistrature pour notification et attribution des numéros matricule liés à leur profession, ces Magistrats viennent de totaliser 6 mois sans rémunération, sans aucune assistance humanitaire et vivant dans une précarité extrême qui nécessite une action urgente du Gouvernement congolais », a décrit le Sénateur.
Par sa lettre, ce membre de la chambre haute du parlement voudrait obtenir du Ministre Doudou Fwamba la prise en charge totale et immédiate de ceux qui l’ont saisi.
« À travers cette correspondance, je lance un cri d’alarme suite à la situation grave de ces compatriotes, de surcroît responsables des familles et dont le dossier lié au paiement de leur salaire se trouve au sein de votre cabinet depuis plusieurs mois», a-t-il recommandé.
En rappel, le Chef de l’État Félix Tshisekedi avait nommé par ordonnance présidentielle le 1er avril, 2500 nouveaux magistrats. C’etait le dernier lot parmi les 5000 magistrats recrutés en 2022 et qui attendaient d’être nommés par ordonnance présidentielle depuis 2024 après le premier lot de 2500 magistrats nommés et affectés en 2023.
Ces nominations étaient le résultat de nombreuses pressions et manifestations de ces magistrats qui accusaient le Conseil Supérieur de la Magistrature ( CSM ) de brader leur dossier alors que le conseil se défendait d’avoir déjà fait le travail qui lui revenait et qu’il ne restait plus qu’au Président de la République de procéder à la nomination par ordonnance présidentielle de ce deuxième et dernier lot de 2500 magistrats
Beni, Philémon Kachelewa
