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Depuis environ deux (2) décennies, la vie humaine ne vaut plus quelque chose dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo (RDC). Suite à l’activisme des groupes armés, tant nationaux que étrangers, surtout des rebelles des Forces Démocratiques et Alliés (ADF), la vie a perdu tout son sens.

Comme dans ses habitudes, l’ADF a encore battu son record en termes de tuerie dans le territoire de Lubero où l’on a déploré le massacre de vingt neuf (29) personnes pour la seule date du vendredi 14 au samedi 15 novembre courant. Jean Chrysostome Vahamwiti s’indigne d’un acte qui reflète une nouvelle fois la barbarie à laquelle le peuple congolais reste toujours confronté depuis près de deux décennies.

Cet ancien Ministre Congolais s’alarme sur une situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer sur le terrain. S’agissant de cette énième tragédie, faisant état d’une violence ayant produit l’un des plus grands nombres de morts enregistrés dans de telles attaques sanglantes et dans un endroit identifié comme « inviolable » (structure sanitaire), le Notable de la région Beni-Lubero regrette que les populations de la partie orientale du pays continuent d’en payer un lourd tribut malgré le déclenchement des opérations militaires conjointes FARDC-UPDC.

Face à cette énième barbarie orchestrée par l’ADF, Jean Chrysostome Vahamwiti réalise que les espoirs placés dans ces opérations militaires conjointes FARDC-UPDC semblent avérés une façade qui ne fait qu’endormir la population trop longtemps pauperisée, pendant que Kinshasa s’obstine dans une série de négociations sans fin avec la rébellion de l’AFC-M23, semblant incapable d’appréhender la mesure de l’enjeu.

Au regard de cette série des tragédies perpétrées à l’Est du pays depuis trop longtemps, le Ministre honoraire de l’agriculture invite le gouvernement congolais à une prise de conscience en repensant la stratégie adoptée pour combattre les assaillants ADF, auteurs de massacres cruels continuels. Il propose aussi un suivi sérieux et de proximité de l’opération militaire conjointe FARDC-UPDF Shujaa.

« […]Au-delà des efforts consentis par les éléments de nos FARDC et de l’UPDF, armée ougandaise déployés dans cette partie du nord du territoire de Lubero, cet énième massacre est une interpellation des autorités nationales face à la stratégie adoptée pour combattre les ADF. Elle est à repenser complètement et l’opération Shujaa FARDC-UPDF mérite un suivi de proximité sur terrain. Si les massacres des ADF ont été à la base du divorce politique entre le peuple de Beni et Lubero et le pouvoir de Kinshasa aux élections de 2018, il est urgent de prévenir car les mêmes causes produisent les mêmes effets[…] », a prévenu Jean Chrysostome Vahamwiti.

Et d’enchaîner, toujours en série des recommandations :
« Je ne cesse de solliciter que le gouvernement national puisse traiter la question des ADF comme priorité sécuritaire au même titre que la guerre du M23 Afc. J’ exprime, une fois de plus, ce sentiment général qui habite et qui énerve la population de Beni et Lubero que ses morts ne sont ni pleurés ni honorés par la Nation. Cela cause une frustration dont le gouvernement de la République ignore l’intensité et les conséquences ».

Comme dignitaire de cette partie du pays qui fait face, depuis très longtemps, aux tragédies humanitaires, il « invite le gouvernement de la République à déployer urgemment la Réserve Armée Défense, RAD, dans cet espace de Beni et Lubero pour organiser les Wazalendo qui sont devenus un phénomène non maîtrisé et sans contribution réelle à la lutte contre les ADF dans les milieux où ils sont implantés ».

En somme, ce Député National honoraire a dit compatir avec les familles de victimes de ce massacre.

« Chers frères et sœurs, je tiens à vous présenter mes condoléances suite à l’ incursion meurtrière des ADF dans la localité de Byambwe dans la nuit du vendredi 14/11 au samedi 15/11/2025. Comme d’habitude , des dizaines de personnes ont été sauvagement tuées et le centre de santé de référence de la place à été systématiquement incendié. Que les âmes de ces victimes innocentes reposent en paix dans le royaume céleste », a-t-il conclu.

Pour rappel, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre, les ADF ont visé le village de Byambwe situé dans le secteur de Bapere, causant ainsi plusieurs morts. Généralement, les 29 personnes tuées lors de cette expédition punitive sont des malades qui étaient admis dans le centre de santé de référence local. Comme si cela ne suffisait pas, les assaillants ont aussi incendié complètement les bâtiments de la structure avant de s’en aller paisible.

Beni, Philémon Kachelewa

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