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Guershom Kahebe, l’un des congolais vivants en Amérique, condamne fermement le meurtre de Mumbere Ushindi, un jeune du mouvement citoyen lutte pour le changement, LUCHA section de Beni.

Il l’a dit dans une interview téléphonique depuis Californie le lundi 24 janvier 2022.

« C’est avec consternation que je viens d’apprendre la mort de ce militant de la LUCHA. C’est aussi déplorable de remarquer que parmi les agents de l’ordre qui sont sensés protéger la population, qu’on trouve des inciviques qui tuent la même population. Il est grand temps que la justice fonctionne. Le comandant de la police nationale congolaise en ville de Beni et le présumé auteur du meurtre doivent être arrêtés pour qu’ils subissent la rigueur de la loi », a souhaité Guershom Kahebe.

A lui d’ajouter « comment l’on peut permettre qu’un manifestant pacifique puisse mourir dans un pays où la liberté d’expression est garantie par la constitution. Ce qui m’étonne est d’attendre certains élus dire que l’actuel gouvernement se soucie de la souffrance de la population de l’Est de la République Démocratique du Congo. Comme un tel gouvernement peut mettre fin aux tueries en créant des troubles dans la ville. Il se constate une impunité, ce qui favorise ce désordre au pays. Il est temps maintenant que la population se mobilise pour exiger la vraie justice pour que les auteurs subissent la rigueur de la loi sans délai », a-t-il conclu.

Pour rappel, Mumbere Ushindi qui protestait le lundi 24 janvier aux côtés d’autres manifestants pour exiger la fin de l’État de siège, a été atteint par une balle à la hache, indique Masika, membre de sa famille.

La mort de ce jeune homme âgé de 22 ans, décédé à la clinique de l’ISTM Kibango est confirmé par le responsable de la morgue de l’hôpital général de référence de Beni, Jonh Muhotolo.

La victime était un militant de la LUCHA (Lutte pour le Changement) section de Beni.

Il sied de signaler que, les jeunes de la ville sont descendus dans la rue ce lundi pour exiger la fin de l’état de siège en province du Nord-Kivu.

Au cours des altercations, plus de 40 personnes ont été interpellées par les éléments de sécurité, a rapporté le commissaire supérieur principal de la police, Sébastien Kahuma.

La Rédaction

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