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Dans la province du Nord-Kivu, Est de la République Démocratique du Congo (RDC), les élections sont annoncées pour ce dimanche 26 mai 2024.

Pour quatre (4) sièges, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), institution habilité à organiser ce scrutin a réceptionné et retenu au total 34 dossiers de candidature. Parmi les candidats, figure le Sénateur en exercice, Vunabandi Kanyamihigo Célestin. À en croire le calendrier de la CENI, trois jours leur ont été accordé, en guise de campagne, pour présenter, chacun à ce qui le concerne, son projet de société devant la représentation provinciale. C’est le vendredi, dernier jour de cette campagne électorale que le candidat Célestin Vunabandi a présenté son projet de société à travers un discours magistral. Ici, ce Vice Président de la commission économique, financière et bonne gouvernance du sénat est revenu sur, non seulement ses mérites, son bilan en la chambre haute du parlement mais aussi sur ce qui sera son cheval de bataille une fois réélu comme Sénateur.

CI-DESSOUS L’INTÉGRALITÉ DU DISCOURS DE CÉLESTIN VUNABANDI DU HAUT DE LA TRIBUNE DE L’ASSEMBLÉE PROVINCIALE DU NORD-KIVU

  • Hon président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu,
  • Hon membres du bureau,
  • Hon Députés Provinciaux,
  • Chers frères et sœurs;

Je me présente devant votre auguste Assemblée comme Candidat Sénateur.
Très humblement, il s’agit pour moi, de solliciter votre suffrage pour continuer de représenter notre province au sénat de la RDC. En effet, je suis le seul Sénateur élu de la législature 2019-2023 ayant décidé de me représenter comme candidat sénateur pour la nouvelle législature.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle Vunabandi Kanyamihigo Célestin. Originaire du territoire de Rutshuru, plus précisément du groupement de Jomba dans la collectivité de Bwisha. Je suis l’un des notables parmi ceux que compte la province du Nord-Kivu.

Plusieurs fois membre du gouvernement de la République, j’ai assumé les fonctions de Ministre de l’économie nationale (de 2003 à 2004) et du pertefeuille (2004 à 2006) pendant le gouvernement de transition de de 2003 à 2006.

A l’issue des élections de 2011, et au regard de mon expertise et de mon expérience antérieure, j’ai été appelé aux fonctions de Ministre du plan dans le gouvernement du Premier Ministre MATATA PONYO Mapon; fonctions que j’ai assumées d’avril 2012 à octobre 2014

Je suis Député Nationale honoraire, élu de la circonscription de Rutshuru en 2006 et réélu en 2011 dans la même circonscription.

Titulaire d’une licence en sciences économiques appliquées de l’université de Kinshasa et diplômé de l’école nationale des finances et du centre de perfectionnement en techniques de développement à Kinshasa, je suis un ancien Inspecteur et Directeur des impôts au Nord-Kivu; fonctions que j’ai exercées jusqu’à ma désignation en 2003 comme Ministre au sein du gouvernement de transition de la RD Congo. de 1993 à 2003, j’ai également presté comme Assistant chargé des cours de fiscalité et des finances publiques à l’Institut supérieur de commerce de Goma, à l’université libre des pays des Grands Lacs et à l’université de Goma. J’ai l’avantage d’avoir donné cours à certains des honorables députés ici présents qui peuvent témoigner de mon expertise, de mon dévouement et de mon intégrité.

Au delà de mon statut d’acteur politique, je suis un acteur de développement, un homme d’affaires et un consultant indépendant en management et en facilitation des affaires.

  • Hon. Président de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu
  • Hon. membres du bureau,
  • Hon. Députés Provinciaux,
  • Chers frères et sœurs,
    comme vous le savez, c’est depuis les années 1990 que la province du Nord-Kivu travers une situation dramatique, caractérisée par l’extrême pauvreté et surtout par des conflits armés, avec leur cortège de malheur, notamment l’insécurité, la misère, les pertes en vies humaines et le déplacement massif des populations.

Le Nord-Kivu qui est pourtant l’une des provinces les mieux dotées en ressources naturelles du pays est devenue l’épicentre de l’instabilité et de l’insécurité en République Démocratique du Congo, subissant aujourd’hui les assauts de deux mauvais voisins, à savoir le Rwanda et l’Ouganda qui ont choisi d’instrumentaliser un groupe supplétif pompeusement appelé Alliance Fleuve Congo/M23.
Je me réjouis de constater, fort heureusement qu’aujourd’hui, tous les fils et filles du Nord-Kivu sont mobilisés comme un seul homme derrière l’armée nationale qui travaille étroitement avec nos jeunes patriotes Wazalendo pour vaincre l’ennemi.
A ce sujet, nous devons chaque jour et encore davantage dénoncer les criminels de l’AFC/M23 qui ne sont que des supplétifs de ces deux mauvais voisins Rwandais et Ougandais. Nous devons le combattre farouchement. Nous voulons la paix et nous devons l’obtenir contre les agresseurs et leurs supplétifs.
Nous devons nous montrer solidaires et engagés aux côtés de nos frères et sœurs déplacés de geurre qui vivent aujourd’hui dans la précarité et dans des conditions inhumaines dans les camps des déplacés autour de la ville de Goma et partout dans la province du Nord-Kivu.

Je voudrais, Honorable Président, Hon. Députés Provinciaux renouveler mon engagement de participer à cette lutte commune au service de notre province.

  • Hon. Président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu,
  • Hon. membres du bureau,
  • Hon. Députés Provinciaux,
  • Chers frères et sœurs,
    Comme vous le savez, je suis l’un de quatre Sénateurs qui ont représenté notre province au cours de la dernière législature et comme je l’ai dit tout au début de mon intervention, je suis le seul de ces 4 sénateurs à avoir décidé de solliciter un nouveau mandat.

Pendant les 5 dernières années, je suis en effet parmi les quelques élus du Nord-Kivu, Députés Nationaux et Sénateurs confondus qui n’ont ménagé aucun effort pour donner de la voix en faveur de notre province et pour défendre ses intérêts. À maintes reprises, je me suis exprimé du haut de la tribune du sénat, pour dénoncer l’agression du pays et le martyr des populations du Nord-Kivu.
Au sénat comme dans les couloirs de diverses institutions de la République, j’ai régulièrement assumé mon devoir d’élu pour plaider en faveur de nos populations et de notre province. Par divers moyens de contrôle parlementaire, je n’ai pas manqué de faire entendre ma voix et celle des populations meurtries du Nord-Kivu. De la dénonciation de l’agression Rwandaise via ses supplétifs du M23, de l’interpellation des membres du gouvernement sur la situation du Nord-Kivu, de la plaidoirie en faveur des milliers des déplacés qui vivent dans des conditions inhumaines, de la bataille pour le décaissement des crédits en faveur des provinces, de l’amélioration des conditions sociales des Députés Provinciaux, de la mise en œuvre du fonds de péréquation… c’est autant des sujets pour lesquels je me suis constamment battu au cours de 5 dernières années, même si les résultats de toutes ces batailles tardent encore à venir.

Bien plus, je n’ai pas manqué à mon devoir de représenter valablement le Nord-Kivu au sein de la chambre haute où j’ai assumé les fonctions de vice-Président et de Président a.i de la commission économique et finance et de la bonne gouvernance du sénat. Une position qui m’a permis de valoriser d’avantage la fonction de sénateur et d’améliorer l’image du sénat en tant qu’institution de contrôle du gouvernement. En effet, c’est grâce à mon initiative parlementaire que le sénat a organisé en 2021 l’une de plus importantes enquêtes parlementaires de la législature qui a permis de mettre en surface de graves dysfonctionnement des regies financières et d’évaluer les manques à gagner du trésor public, chiffrés à plus de 15 milliards de dollars aujourd’hui en recouvrement.

Sur le plan législatif, ayant personnellement constaté que le niveau actuel élevé de vulnérabilité des ménages et des producteurs en milieu rural dans notre pays était lié non seulement à l’absence des politiques et stratégies de développement adaptées,mais aussi et surtout au problème de déficit structurel en matière de législation dans ce secteur; j’ai initié une importante proposition de loi à savoir la « loi-cadre sur la stabilité et le développement des milieux ruraux en RD Congo ». Une loi-cadre qui a pour but de doter le pays d’un outil juridique de portée générale et transversale, fixant un cadre d’orientation pour des réformes profondes en vue de créer les conditions de résilience, de stabilité et de développement des milieux ruraux en RD Congo. Si elle est votée par les deux chambres, cette proposition de loi qui a déjà été jugée recevable au niveau du sénat pourra consacré une véritable révolution en matière d’organisation des milieux ruraux en RD Congo et de prise en charge des questions de leur développement. Grâce à cette loi-cadre, la mise en œuvre du programme de développement 145 territoires sera d’autant plus aisée que ce programme s’appuiera sur un cadre juridique propice.

  • Hon. Président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu,
  • Hon. membres du bureau,
  • Hon. Députés Provinciaux,
  • Chers frères et sœurs
    Fort de cette expérience accumulée depuis 5 ans dans une institution où nombreux observateurs s’accordent à reconnaître le travail accompli et mon engagement à faire mieux encore,nje souhaite poursuivre mon mandat et donc, rester l’un de vos quatre représentants au sénat de la République.

A ceux qui acceptent de me soutenir et de renouveler ce mandat, je propose un partenariat qui aura pour fondement de servir notre province dans la redevabilité et, pour axes majeurs, la bataille pour la fin de la guère, la paix et la stabilité de la province du Nord-Kivu dans un Congo Uni, fort et Prospere, la cohabitation pacifique des communautés de l’unité de la province, la résilience et la prospérité du Nord-Kivu autour des projets de développement et plus généralement, la défense des intérêts de la province auprès des institutions nationales à Kinshasa.

Aussitôt élu Sénateur pour la nouvelle législature, je m’emploierai à faire un « plaidoyer décisif pour la fin de l’état de siège » et surtout le moins sa requalification, pour permettre notamment à l’assemblée provinciale et aux organes délibérant du niveau inférieur de fonctionner normalement. Ceci fait d’ailleurs partie d’une proposition de sortie de crise que j’avais présentée au sénat au cours de la séance plénière du 24 janvier 2022 et donc les recommandations fortement applaudies par les collègues sénateurs avaient formellement été transmises au gouvernement.

Mais aussi, je me battrai pour « l’amélioration des conditions sociales des députés provinciaux, en plaidant pour le prise en charge de leurs émoluments » par le biais d’une dotation spéciale régulière et impérative au profil des provinces. En effet, il n’y a aucune raison que les émoluments des Députés Provinciaux ne soient pas considérés comme des dépenses impératives du budget de l’état à l’instar des rémunérations des fonctionnaires de l’état ou des émoluments des Députés Nationaux et des Sénateurs. Il s’agit d’une injustice à corriger.

Aussi, je me battrai pour l’effectivité du fonds de péréquation. Si notre bataille durant la législature passée aura été de budgétiser ce fonds, nous devons obtenir cette fois ci son effectivité par les décaissements effectifs des ressources budgétisées au profit de chaque province. Il en est de même du budget de fonctionnement résultats de quotité de 40% revenant aux provinces et du budget d’investissement au profit des provinces dont les taux de décaissement restent jusqu’ici fort dérisoires. Il faut changer le paradigme.

Tout en poursuivant ce combat pour un meilleur avenir de notre province, je mettrai mon savoir faire à profit pour faire aboutir notre proposition de la loi sur la stabilité et le développement des milieux ruraux sans négliger d’autres chantiers législatifs déjà envisagés notamment en matière de protection de la main d’oeuvre nationale qui est chaque jour traitée avec mépris par des soi-disant investisseurs (chinois, Indien, rwandais,….) mais aussi menacée par des travailleurs d’origine étrangère ; sans oublier un domaine très important à assainir, à savoir la moralisation de la vie publique et la promotion de l’éthique professionnelle de l’agent de l’état.

  • Hon. Pésident de l’Assemblée provinciale,
  • Hon. membres du bureau,
  • Hon. Députés provinciaux, chers frères et sœurs
    Comme vous l’aurez compris, je suis porteur d’une vision pour la paix, la stabilité, la résilience et le développement de la province. Il s’agit d’une vision, pas pour une législature mais pour l’avenir de la province. Une vision non pas pour des intérêts matériels immédiats mais pour un partenariat durable qui pourra être profitable pour la province, pour nous-mêmes et pour les générations futures.
  • Hon président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu,
  • Hon. Députés Provinciaux, je termine mon propos en vous disant combien je compte sur votre soutien. Ce faisant, je voudrais humblement et en toute fraternité vous inviter pour un vote massif en ma faveur. Vous aurez fait le meilleur choix pour l’avenir de la province.

Je vous remercie.

Sénateur Vunabandi Kanyamihigo Célestin

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