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Des combattants du mouvement Alliance Democratic Forces (ADF) ont mené une double attaque près de Cantine en territoire de Beni au Nord-Kivu.

Les sources de la société civile qui se sont confiées à la presse ce samedi 07 juin 2024 affirment que les assaillants se sont pointés à Mahihi où ils ont ciblé la population civile. Les cibles ont été des agriculteurs de la place à 9 kilomètres Cantine.

Un peu loin de Masala, les assaillants ont aussi attaqué une entité où était concentré la population.

Peu avant la double attaque de Mahihi et Masala, les terroristes ADF avaient déjà tué des dizaines de civils dans le même périmètre de 20 kilomètres carrés.

Pour ces attaques, à en croire toujours les sources de la société civile, le bilan est d’environ 100 personnes tuées.

Face à ces carnages de plus d’environ 100 personnes dans le groupement Baswagha-Madiwe en territoire de Beni, le sénateur Célestin Vunabandi a, lundi 10 juin 2024, haussé le ton pour exprimer sa colère.

Il a condamné ses actes lâches et barbares perpétrés par des rebelles Ougandais de l’ADF contre les populations civiles.

Dans un ton ferme, le sénateur Célestin Vunabandi a exigé une enquête sérieuse afin d’identifier clairement les auteurs et complices derrière ses atrocités. Mais également, il a appelé le gouvernement central à se dépêcher d’urgence dans la région de Beni afin d’honorer les mémoires des victimes en compatissant avec les familles victimes de ces atrocités.

« Je dénonce et condamne fermement les massacres répétitifs des civils à Beni au Nord-Kivu. J’exige, non seulement une enquête sérieuse de la part de la communauté internationale, mais aussi la présence du gouvernement de Kinshasa sur place à Beni pour compatir des personnes lâchement tuées », a-t-il exigé.

L’élu des elus du Nord-Kivu a dénoncé ce qu’il qualifie de « l’indifférence »
de la communauté internationale face à « des actes terroristes » perpétrés sur le territoire congolais.

« La population de Beni a l’impression d’être plus ou moins abandonnée à elle-même face à la menace qu’il faille clairement identifiée. Ces actes ne diffèrent en rien de ceux signalés notamment au Nigéria, au Mali, au Cameroun ou hors du continent comme en France, en Belgique ou aux Etats-Unis d’Amérique et devront attirer l’attention de l’humanité », affirme le Sénateur Célestin Vunabandi sur le site kivuactualites.com

La population de l’est de la RDC fait, depuis 1995, face à une insécurité grandissante caractérisée par les massacres et enlèvements des civils, des incendies et pillages des maisons d’habitation et de commerce.

Les victimes de cette barbarie sont généralement et sommairement exécutées par des armes blanches (machette, hanches, pilons,…). Selon des témoins, personne n’est épargné, y compris les femmes et les enfants. L’élu des élus du Nord-Kivu dénonce un déficit sécuritaire criant.

Interrogé par kivuactualites.com Célestin Vunabandi, membre de la chambre haute du parlement congolais, ne décolère pas. Il estime qu’il est grand temps que le gouvernement central et la communauté internationale déclenchent des enquêtes sérieuses afin que justice soit rendue à faveur de la population de Beni, victime de la méchanceté des assaillants ADF.

Pour leur part, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont révélé la ruse utilisée par les auteurs lors de l’attaque meurtrière de Masala et environs.

Dimanche 09 juin 2024, alors qu’il faisait passer le message du commandement des opérations SOKOL1 autour de la présence incontrôlée des jeunes se faisant passer pour des Wazalendo, le Colonel Mak Hazukay a confié que les assaillants se sont fait passer pour des miliciens Mai-Mai, attirant la population et la cible.

C’est ainsi que les FARDC invitent les responsables des jeunes Wazalendo actifs dans la zone de les recenser et les présenter devant des officiers de l’armée congolaise, conformément à la loi sur les réservistes.

En effet, depuis plusieurs années, l’armée congolaise mène des opérations de ratissage contre les supposés auteurs des massacres des civils à Beni et leurs plusieurs camps ont déjà été détruits. Mais la concentration des troupes Congolaises et Ougandaises dans cette région n’a pas empêché la poursuite des massacres.

Raison pour laquelle, Célestin Vunabandi dénonce tout de même l’inaction du gouvernement dans cette région martyre.

«Des innocents sont massacrés chaque jour et notre gouvernement ainsi que la communauté internationale détournent le regard. Leur inaction est déplorable et inacceptable », accuse-t-il.

Ce président du parti politique Action pour Un Congo Nouveau, ACN appelle aussi le gouvernement à prendre ses responsabilités.

Beni, Philémon Kachelewa

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