Nord-Kivu : « Les massacres de KISHISHE, un crime de trop à punir sévèrement » (Maître PALUKU MAKEO Serges)

Nord-Kivu : « Les massacres de KISHISHE, un crime de trop à punir sévèrement » (Maître PALUKU MAKEO Serges)

A travers une déclaration de presse rendue publique mardi 13 décembre, l’activiste des droits humains Maître Serges Makeo demande à la justice congolaise de ne pas passer impunis tous les crimes contre le peuple congolais. Selon lui, lors de l’invasion armée du territoire de Rutshuru par le Rwanda sous couvert du M23, la population s’est organisée dans plusieurs milieux en groupe de résistance et d’auto défense, répondant ainsi à l’appelle du chef de l’État, pour faire face aux terroristes du M23 coalisés avec l’armée Rwandaise.

Ayant sentis la résistance populaire victorieuse, ces rebelles se sont livrés aux massacres odieux des civils dans le Rutshuru. Ce crime est vivement déploré et condamné par l’activiste des droits humains, Maître Serges Makeo, secrétaire général des jeunes patriotes de Butembo et secrétaire rapporter du Kyaghanda Yira Butembo. A l’en croire, les Rwandais n’ont pas voulu attendre parler d’une quelconque résistance et d’un esprit patriotique du peuple. Ainsi, ils se sont abattus cruellement sur les tribu hutus, nandes, et hundes. Ils ont massacré des centaines des civiles de ces tribus, déplore maitre Serges Makeo.

« En effet, ce sont les hutus congolais, les nandes et les hundes qui s’opposent toujours et depuis longtemps à la balkanisation de la RDC par l’occident qui utilise le régime sanguinaire de Kagame et parfois le régime de Kaguta Museveni. C’est ainsi que dans leur stratégie de terreur, ils veulent décourager les résistants, en se livrant aux massacres des innocents.
Aussi, depuis 2013, nous voici en 2022, les habitants du territoire de Beni et de Beni ville sont victimes d’un génocide que tout le monde appelle les massacres de Beni. Mais malgré plusieurs monitoring de tous ces cas ainsi que les rapports maping, les poursuites judiciaires ne sont jamais ouvertes contre des personnes citées comme auteurs des massacres. Pourtant, bien des rapports des experts des nations unies ont aussi indexé certains hauts gradés des FARDC d’être instigateurs des massacres de Beni et cela aurait amené la MONUSCO à refuser toute collaboration avec les FARDC à un moment donné. Malheureusement, ni la justice nationale ou internationale n’a ouvert des enquêtes judiciaires en vue d’arrêter les personnes citée « ,
se désole l’acteur de la justice maitre Serges Makeo.

Revenant dans l’histoire, le secrétaire des jeunes patriotes de Butembo et du kyaghanda Yira Butembo évoque aussi d’autres massacres déjà documentés. Il parle notamment des massacres de Kikyo à Butembo, les massacres de Kasika, de Makobola, l’assassinat de Mgr Munzihirwa en plein centre ville de Bukavu par les Rwandais et plusieurs autres massacres et violations des droits humains, mais il n’y a jamais eu de procès.

C’est ainsi que cet activiste des droits humains, à travers sa déclaration, pense qu’il est plus qu’urgent que la justice congolaise puisse organiser une série des procès pour punir tous les nationaux qui coopèrent avec quiconque aurait commis des massacres au sud-kivu, au nord-kivu, en Ituri, au katanga et ailleurs en RDC.

Ghislain Lukambo depuis Butembo

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