Nord-Kivu: le Gouverneur militaire appelé à suspendre la coordonnatrice de la CSPVCCT

Nord-Kivu: le Gouverneur militaire appelé à suspendre la coordonnatrice de la CSPVCCT

Le mouvement citoyen Génération Positive exige la démission volontaire de la coordonnatrice de la cellule de sécurisation des PV des centres de contrôle technique au Nord-Kivu.

Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 04 avril 2022, ce mouvement pro-democratie dit avoir constaté de l’amateurisme, de l’usurpation du pouvoir, de la confusion et de l’insubordination dans le chef de la coordonnatrice provinciale de la CSPVCCT au Nord-Kivu. La Génération Positive a également constaté la légèreté dans la gestion du secteur de contrôle technique dans cette partie du pays.

« Il se constate de l’amateurisme dans le chef de la coordonnatrice provinciale de la cellule de sécurisation des PV des centres de contrôle technique au Nord-Kivu en ce sens qu’elle est entrain de tâtonner dans ses actes. Ce qui prouve de l’incompétence, de l’amateurisme et une méconnaissance avérée du secteur dont elle est patronne en province. Cela s’exprime par les premièrs actes qu’elle a récemment signé et qui ont circulé dans les réseaux sociaux. La coordonnatrice avait, dans ses communiqués, outrepassé son pouvoir en violant volontairement l’article 6 de l’arrêté provincial N°0/053/CAB/GP-NK/2022 du 11 mars 2022 modifiant et complétant l’arrêté Provincial N°01/230/CAB/GP-NK/2022 du 11 novembre portant création, organisation et fonctionnement de la CSPVCCT qui fixe les limites de son pouvoir en ne pouvant que constater la non-conformité des centres techniques et proposer à sa hiérarchie une sanction probable; mais aussi celle-ci avait sciemment procédé à des sanctions fantastiques contre certains centres de contrôle dans le but de chercher l’argent alors que la mission principale du contrôle c’est la sécurité des personnes et de leurs biens tout d’abord », explique le document.

Généralement, la Génération Positive constate une légèreté dans la gestion du secteur de contrôle technique dans la province du Nord-Kivu. Ce, après une visite effectuée par les membres de ce mouvement dans plusieurs centres de contrôle technique et à l’Institut national des préparations professionnelles(INPP) basés au Nord-Kivu.

« Il s’observe, une légèreté en outrance et un laisser-aller dans le chef des autorités qui concourent à l’octroi des agréments aux centres de contrôle technique en ce sens qu’en réalité plusieurs centres agrées ne devraient pas l’être car ne remplissant pas pour la plupart les conditions exigées par l’article 10 de l’article soit 60% d’équipements conformément à l’article 13 de l’arrêté Provincial et les responsables de cette légèreté qui pourtant met en danger la population et les conducteurs des véhicules sont la division provinciale de TRASCOM, le ministère provincial du secteur et l’autorité provinciale qui signe les arrêtés mais beaucoup plus particulièrement la division qui est l’organe technique du gouvernement et qui est sensé donner ces derniers accordent un agrément, à un centre, malheureusement nous constatons qu’elle donne ses avis favorables avec complaisance pour des faveurs ou corruptions morales dont elle bénéficie de la part de certains centres », ajoute le communiqué.

L’article 10 de l’arrêté ministériel de l’année 2011 fixe les conditions que chaque centre doit remplir avant d’être agrée. Malheureusement, dans la province du Nord-Kivu selon GP, les cas d’accidents sont en tout très reccurents. Ce qui explique la mauvaise gestion des centres de contrôle technique des véhicules.

Ainsi, le Génération Positive appelle les autorités provinciales à sanctionner par suspension ou révocation la coordonnatrice de la CSPVCCT, demander à l’INPP de ne s’occuper que de la formation professionnelle, de demander à chaque centre de contrôle de respecter la catégorie pour laquelle il a été agrée sous peine de suspension et ou du retrait de l’agrément.

Le mouvement citoyen appelle également le Gouverneur militaire a instituer une commission d’enquête indépendante dans le but de se rassurer que tous les centres respectent les conditions fixées par l’arrêté. La GP exige, en fin, la révision ou la modification de l’arrêté ministériel de 2011 en vue de l’actualisation de celui-ci pour l’adapter à l’évolution technologique des véhicules au Nord-Kivu.

Magloire Tsongo depuis Goma

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