L’an 1 des manifestations anti-MONUSCO au Nord-Kivu : consterné, Hon. Simon Kazungu rend hommages aux victimes

L’an 1 des manifestations anti-MONUSCO au Nord-Kivu : consterné, Hon. Simon Kazungu rend hommages aux victimes

Le collectif des mouvements citoyens et groupes de pression en particulier et la population de la ville de Butembo au Nord-Kivu ont commémoré ce mercredi 26 juillet courant le premier triste anniversaire de la mort par balles de 32 civils lors des manifestations anti-MONUSCO à travers la province. En marge de cette célébration, le Président national du parti politique DCF/N, Honorable Simon Kazungu a rendu des hommages mérités aux victimes de ces agissements barbares des Casques bleus de la MONUSCO.

Dans un message publié ce même mercredi par sa cellule de communication, cet acteur très influent en province du Nord-Kivu a exprimé sa consternation face à cette perte massive en vie humaine. Originaire de la partie Est de la République Démocratique du Congo, Honorable Simon Kazungu a également reconnu la défaillance de la MONUSCO dans sa mission du maintien de la paix et de la protection des civils, surtout en provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu.

« Nous devons rendre hommages à ces héros. Ils se sont sacrifiés pour obtenir le départ de cette force (MONUSCO) qui, bien sûr, a failli. Cette lutte se poursuivra », a fait savoir le Député provincial honoraire Simon Kazungu avant de renchérir que « malgré ce drame, le peuple continuera à réclamer son droit ».

Pour rappel, fin juillet, des manifestants en colère avaient saccagé et pillé des installations de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO), présente dans le pays depuis 1999 et accusée d’inefficacité dans sa lutte contre les groupes armés.

Au total 32 civils et quatre Casques bleus avaient été tués en une semaine de manifestations dans au moins quatre villes de l’Est, selon le bilan officiel.

A Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, d’où était parti ce soulèvement contre la mission onusienne, une foule s’était rassemblée dans un stade de la ville où étaient exposés dix cercueils des victimes, en présence des autorités provinciales.

En ville de Butembo, les soldats dits de la « paix » avaient ouvert le feu contre les citoyens non armés et onze (11) avaient perdues la vie.

En mémoire de ces victimes, les habitants ont séché leurs activités. Des maisons de commerce sont restées hermétiquement fermées.

Ce premier anniversaire des victimes des actions anti-MONUSCO en ville de Butembo a été marqué par la célébration d’un culte à la paroisse catholique de Kitatumba en mémoire de ces victimes. Et pour manifester leur compassion et présenter leurs hommages aux victimes de cette manifestation, les habitants de la ville de Butembo ont observé une journée sèche ce mercredi.

Des boutiques, magasins, galeries, des supers marchés ainsi que des maisons bancaires sont restées hermétiquement fermées toute cette journée. Si certains craignaient une quelconque représaille de la part de certains jeunes, d’autres par contre disent avoir respecté le mot d’ordre de la société civile, coordination urbaine de Butembo, qui a invité les habitants à observer une journée de méditation en mémoire des victimes du 26 juillet 2022.

Devant des portes des boutiques et le long de différentes artères de la ville l’on pouvait voir des groupuscules où l’on échangeait sur la suite de la MONUSCO dans la région ainsi que sur l’ensemble du territoire national. Il faut noter que sont seulement les tenanciers des dépôts et vendeurs des produits vivriers que l’on pouvait voir entrain de vaquer à leurs activités dans certains coins de la ville.

Pendant ce temps, dans le secteur de transport en commun, plusieurs parkings étaient vides. Les taximen moto, ont œuvré sans gilet avons constaté sur terrain.

La MONUSCO est l’une des plus importantes missions onusiennes déployées dans le monde avec quelque 14.000 militaires dans plusieurs villes de l’est.

Depuis 2019, les mouvements pro-démocratie et quelques élus appellent au départ des Casques bleus.

Beni, Philémon Kachelewa

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