Élections 2023: Jonas Kasimba considère la « restauration de la paix et de l’autorité de l’État » comme l’un des préalables majeurs du lancement l’opération d’enrôlement des électeurs au Nord-Kivu et en Ituri

Élections 2023: Jonas Kasimba considère la « restauration de la paix et de l’autorité de l’État » comme l’un des préalables majeurs du lancement l’opération d’enrôlement des électeurs au Nord-Kivu et en Ituri

Le politologue Jonas Kasimba a, dans un message rendu public ce lundi 13 février sur sa page Twitter, réagi au sujet de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs qui s’annonce pour très bientôt dans les provinces de l’Est du pays parmis lesquelles le Nord-Kivu et l’Ituri.

D’après ce Notable de Beni-lubero-Ituri, le lancement et la bonne tenue de cette opération passe par certains préalables. Il considère la sécurité sur l’étendue de ces deux provinces, le retour des déplacés dans leurs territoires d’origine et la restauration de l’autorité de l’État comme principaux préalables pour le débit de l’enrôlement des électeurs dans cette partie du territoire national. Il arrose son idée en affirmant qu’aujourd’hui pour ce qui est par exemple du Nord-Kivu, quatre (4) territoires sur les six (6) sont sous occupation des rebelles. D’entre ces quatre(4), trois (3) sont occupés par les rebelles terroristes du M23 dont Rutshuru, Masisi et Nyiragongo. Tandis qu’une bonne partie du territoire de Beni reste, depuis plusieurs années, occupée aussi par les rebelles djihadistes de Forces Démocratiques et Alliés (ADF).

Pour lui, si la centrale électorale ne parvient pas à réunir ces conditions, il ne servira à rien de lancer cette opération. Il fonde son analyse sur les conséquences fâcheuses qui peut engendrer cet état de chose dont l’augmentation de sièges pour les entités qui reçoivent les déplacés au détriment de celles(entités) de provenance.

« Si la CENI ne réunie pas ces conditions, il ne sert en rien de commencer cet enrôlement. Et les corollaires de cet enrôlement est le territoire de Nyiragongo qui a accueilli beaucoup de déplacés du territoire de Rutshuru aura plus de sièges en provenance de Rutshuru. Ça sera une autre forme de guerre qui commence. Il en sera de même de ceux qui ont fuit le territoire de Masisi pour la ville de Goma. De même ceux qui on fuit Eringeti pour l’ituri », a fait savoir ce digne fils de l’Est de la RDC.

Alors que la commission électorale nationale indépendante a affirmé avoir réuni toutes les conditions possibles pour le début effectif de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans les provinces de l’Est, le Nord-Kivu et l’Ituri restent confronté à une insécurité grandissante. Certains de leurs territoires sont toujours sous occupation des rebelles. Situation qui met en cause le début effectif et le bon déroulement de cette opération qui, pourtant est très cruciale.

Philémon Kachelewa

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