Beni: voici l’essentiel des ateliers animés du 14 au 22 Avril à Watalinga et Ruwenzori par le « Consortium Beni Usalama » dans le cadre du projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI »

Beni: voici l’essentiel des ateliers animés du 14 au 22 Avril à Watalinga et Ruwenzori par le « Consortium Beni Usalama » dans le cadre du projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI »

Dans le cadre du projet « JIWE LANGU KWA USALAMA », le consortium « Beni Usalama » constitué de l’organisation « Ubundu Panafrica », du « Bureau de l’Honorable Boris Maelezo » et du service « SECAS » de la 34ème région militaire a, du 14 au 22 Avril 2023, organisé plusieurs ateliers de sensibilisation à l’intention de la population des trois(3) groupements que compte la chefferie des Watalinga (Batalinga, Bawisa et Bahumu), du groupement Baniangala et de la localité de Kikingi dans le secteur de Ruwenzori, territoire de Beni au Nord-Kivu. Ces ateliers ont, non seulement porté sur la « sensibilisation sur la co-responsabilité civilo-militaire en matière sécuritaire », mais aussi sur « l’analyse du contexte des violences sécuritaires » dans les entités susevoqués. Les Guides(pisteurs), Karatemen, agriculteurs, motocyclistes, chefs locaux, leaders d’opinion, société civile, jeunesse, scieurs, pêcheurs, chasseurs, services de sécurité (FARDC, PNC&ANR), réfugiés, déplacés, retournés, Pasteurs, Iman, tenanciers des buvettes, professionnels de sexe, vendeurs des unités sont les différentes couches qui ont été directement concernées par cette sensibilisation. Si dans le groupement Batalinga les ateliers se sont tenus aux villages Kikawa (église CECA 20) et Kamango (Bureau chefferie Watalinga), à Bawisa ils se sont tenus à Nobili salle polyvalente et GRADI), à Bugando (Salle des réunions Andréa) dans le groupement Bahumu et à Kikingi dans le Ruwenzori.

Sur quoi ont porté réellement ces ateliers ?

Au cours de ces ateliers, Maître Andera de l’organisation « Ubundu Panafrica », Colonel Hangi Valentin du « SECAS » et Philémon Kachelewa du « Bureau de l’Honorable Boris Maelezo » ont intensément sensibilisé les participants évalué à plus de 800 sur la nécessité de contribuer à leur propre sécurité et la sécurisation du territoire national (terre). Pour parvenir à cet objectif visé par le projet, les intervenants ont appelé les participants à :

  1. Consolider le mariage entre services de sécurité et la population : par collaboration, ils ont fait entendre la fourniture des informations à temps utile et réel. Ce, en dénonçant tout cas suspect,
  2. Bannir la peur : C’est-à-dire, même sans défense, n’est pas directement et vite fuire devant l’ennemi, à poser une résistance et accepter accompagner, sur terrain, l’armée en cas de nécessité,
  3. Défendre au prix du sacrifice son territoire national,
  4. Légitime défense,
  5. Ne pas accepter rester dans la vie de vulnérabilité dans les cas des réfugiés et des déplacés. Car, ont-ils dit, des camps de réfugiés servent de fois les ennemis pour le recrutement d’une main d’œuvre.

À cette même occasion, un des orateurs était entrain de revenir sur l’historique de l’armée congolaise qui remonte de l’équipe Belge. Dans son enseignement, Colonel Hangi Valentin a démontré que l’armée ne peut rien sans le concours de sa population. Il a par la suite rappelé les trois (3) missions de l’armée dont la « défense de l’intégrité territoriale », la « protection des populations et leurs biens » ainsi que la « contribution au développement du pays en cas de la paix ».

Des hommes de Dieu dont des chrétiens et musulmans ont été mis en contribution pour asseoir la matière par des saintes écritures qui démontrent que même les anciens hommes ont combattu pour protéger la terre de leurs ancêtres.

Aussi pour asseoir la matière, Me Andera a évoqué certains articles qui parlent notamment de la complicité, de la défense du pays et du terrorisme. Il s’agit des articles 22 du code pénal congolais, 63 de la constitution, 159 et 160 du code pénal militaire congolais.

De Bawisa à Batalinga passant par Bahumu et Ruwenzori, les participants ont presque soulevé les mêmes inquiétudes à l’endroit de l’armée. Pour eux, par leur façon de traiter la population, les hommes porteurs d’armes ont semblé brisé le mariage. Ce traitement est celui de:

  • considérer la population comme un sans valeur en l’infligeant des intimidations, des corvées, des arrestations arbitraires,…
  • En cas de dénonciation, l’armée fait tout pour se tourner contre le dénonciateur,
  • L’intervention toujours tardive en cas de mouvement suspect,…

À toutes ces inquiétudes, l’officier militaire a, tout en apportant des explications, promis porter haut le cris de détresse de cette population afin que le mariage civilo-militaire demeure étroit et bien cimenté.

Comme si cela ne suffisait pas, les ateliers ont aussi concerné « l’analyse du contexte des violences sécuritaires à Watalinga et Ruwenzori ». Ici, il a été question de réunir des éléments pouvant aider les services de sécurité à mieux faire le travail et à prévenir toute éventualité. Cette analyse s’est focalisée sur les questions suivantes :

  • Depuis quelle année l’ADF existe dans Watalinga et Ruwenzori?
  • Depuis quand il a tué la première personne ?
  • Pendant quelles heures l’ADF lance généralement ses attaques ?
  • Quels sont les endroits où l’ennemi s’attaque le plus souvent ?
  • À présent, où peut-on localiser l’ADF dans Watalinga et Ruwenzori?
  • Quels sont les signes qui annoncent une probable attaque rebelle,…

À toutes ces questions, les participants ont donné les réponses qui qui suivent :

  1. L’ADF existe dépuis les années 90,
  2. L’ADF a tué la première personne vers année 2000 en groupement Bawisa, cette personne s’appelait « KALIKONA » qui fut leur collaborateur et avait été tué quand il voulait se désengager d’eux,
  3. L’ADF opère entre 19 et 21h et entre 4 et 6h,
  4. Les réponses à la quatrième question sont restées secrètes pour ne pas les dévoiler à l’ennemi.
  5. Il attaque le plus souvent dans les champs, agglomérations et routes,
  6. Les signes qui annoncent la probable attaque rebelle sont : vols des récoltes dans des champs, achat à grande quantité des vivres, circulation de l’argent, ambiance excessive, visibilité des nouvelles figures,…

Partout où les ateliers se sont déroulés, les participants ont eu des mots justes et clairs pour remercier le Député National Honoraire Boris Maelezo qui, grâce à son travail acharné aux côtés de « Ubundu Panafrica » et du « SECAS », la chefferie des Watalinga a été choisi comme entité pilote pour l’exécution du projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI ». Pour eux, c’est grâce à la présence de cet ancien membre de l’Assemblée parmi les initiateurs dudit projet que la chefferie en a été bénéficiaire. Et dans les enseignements, les orateurs de ces ateliers ont loué la contribution non négligeable de Boris Maelezo qui les a aidé pour la mise en œuvre et l’exécution du projet.

Qu’attend-on par JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI ?

Comme dit dans les précédentes lignes, « JIWE LANGU KWA USALAMA » est un projet initié et exécuté par le trio membre du consortium « Beni Usalama » composé de l’organisation « Ubundu Panafrica », du « Bureau de l’Honorable Boris Maelezo » et du service « SECAS » de la 34 ème région militaire. Il est fiancé par le couple « Jason Hackmann et Jennifer » qui, après lecture du contenu de ce projet ont dû donner leur contribution pour la sécurité de la région de Beni qui fait face depuis plusieurs années à l’activisme de la rébellion des Forces Démocratiques et Alliés (ADF). Exécuté pour le premier moment en Chefferie des Watalinga comme entité pilote avant qu’il ne s’étende sur l’ensemble du territoire de Beni, le projet JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI a été conçu sous forme d’une question que chacun est demandé de se poser celle de savoir sa contribution pour sa propre sécurité et pour la sécurité de son village (chefferie, territoire). La réponse à cette question n’est que de collaborer avec les services de sécurité en leur apportant soutien en renseignements.

Rédaction

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