Beni : OXFAM GB, les autorités étatiques et sanitaires, les acteurs humanitaires et sociaux réitèrent leur engagement pour « la réduction des risques des catastrophes »

Beni : OXFAM GB, les autorités étatiques et sanitaires, les acteurs humanitaires et sociaux réitèrent leur engagement pour « la réduction des risques des catastrophes »

L’organisation OXFAM international et plusieurs leaders sociaux, d’opinions et acteurs humanitaires ont réitéré leur détermination à travailler en synergie pour la réduction des risques des catastrophes naturelles et anthropologiques dans la région de Beni au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.

C’était au cours d’une séance de sensibilisation ténue, jeudi 13 octobre 2022 à Oicha en territoire de Beni, en marge de la commémoration de la journée internationale de la réduction des risques des catastrophes.

Le comité de pilotage des actions humanitaires ( COPI), le RACAHD, les autorités locales politico-administratives et coutumières, les instances techniques de l’Etat dont la Protection Civile, le BCZ, la société civile, leaders d’opinion et sociaux ont échangé autour de la question:  » la réduction des risques des catastrophes est-ce une affaire de tous? »

A travers cette séance facilitée par l’organisation internationale OXFAM GB, les parties prenantes ont réitéré leur détermination de travailler ensemble pour réduire les risques des catastrophes.

Selon Richard Kirimba, Président du conseil d’administration de COPI-RDC, des mesures autour des alertes précoces, aux informations et évaluations des risques des catastrophes ont été arrêtées pour éviter que certains dangers soient enregistrés dans la communauté.

« Nous sommes le 13 octobre 2022, c’est la journée internationale de réduction des risques des catastrophes, nous nous sommes réunis à Oicha dans une conférence qui a mis autour d’une même table les autorités notamment l’administrateur militaire du territoire, les chefs des quartiers, la société civile,… Pour Oicha a été choisi parce que l’ong Oxfam est entrain d’accompagner les ONG locales en zone de santé d’Oicha et Mabalako dans le cadre de la préparation des acteurs locaux à renforcer leur capacité afin de réagir aux éventualités des catastrophes et c’est depuis décembre 2017 que Oxfam est entrain de nous accompagner. L’activité a tourné autour d’une question de réflexion. Chaque acteur a librement démontré en quoi il se sent concerner par la réduction des risques des catastrophes », a-t-il expliqué en affirmant que plusieurs cas des catastrophes ont déjà été documentés en territoire de Beni.

« Oicha et à Mangina par exemple, plusieurs fois les vents violents ont emporté des toitures des maisons, il y’a aussi les cas de Foudre qui sont récurrents à Oicha, il y’a aussi l’afflux de déplacement de la population suite à la guerre à part ça il y’a des épidémies et pandémies qui sont des catastrophes d’origine biologique », a expliqué Richard Kirimba.

Monsieur Mumbere, l’un des participants a indiqué que plusieurs résolutions autour de la réduction des catastrophes ont été prises. Tout en promettant la vulgarisation des connaissances apprises, il appelle la population à s’engager sur la voie de la réduction des risques catastrophes.

« La réduction des catastrophes exige la prise de la conscience des acteurs locaux pour dire que les solutions doivent être locales avant de penser à l’intervention du gouvernement central ou des ONGI,… » a-t-il expliqué en révélant que  » séance tenante les écoliers de l’école primaire Nzanza ont vulgarisé les variétés d’arbres qui peuvent être employés pour réduire les risques des vents violents et des foudres ».

Cette activité s’inscrivait dans le cadre du programme de réduction des catastrophes à travers les initiatives locales que l’organisation internationale OXFAM GB exécute avec les acteurs locaux, sous financement de la DGD, en zones de santé d’Oicha et Mabalako.

Pour rappel, l’édition 2022 de cette Journée permet de se concentrer sur l’objectif G du cadre de Sendai : « Accroître considérablement la disponibilité et l’accès aux systèmes d’alerte précoce multirisques et aux informations et évaluations des risques de catastrophe pour les populations d’ici 2030 ». L’urgence d’atteindre cet objectif a été renforcée en mars 2022 par l’annonce faite par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon laquelle « les Nations Unies prendront la tête d’une nouvelle action pour garantir que chaque personne sur Terre soit protégée par des systèmes d’alerte précoce d’ici cinq ans.

Jonathan Kataliko et Destin Kadembi

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