Beni: « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI », ce projet qui va s’exécuter à Watalinga comme entité pilote par « Ubundu Pan Africa » et le « Consortium du bureau de l’Honorable Boris Maelezo 

Beni: « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI », ce projet qui va s’exécuter à Watalinga comme entité pilote par « Ubundu Pan Africa » et le « Consortium du bureau de l’Honorable Boris Maelezo 

L’annonce de l’exécution du projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI » en Chefferie des Watalinga, territoire de Beni au Nord-Kivu a été faite ce mercredi 15 février 2023 aux autorités locales dont le Chef de la Chefferie, Mwami Pascal Saambili entouré de tous les membres du comité local de sécurité et aux représentants de différentes couches de la population par une délégation de six (6) personnes conduite par le Député National Honoraire Boris Maelezo.

Constituée de Boris Maelezo lui-même et Monsieur Guilain Mathe du « consortium du bureau de l’Hon Boris Maelezo », de Bafilemba Bienda et Me Andera de « Ubundu Pan Africa », du Colonel Valentin Hangi de la garnison SECAS ainsi que de Monsieur Jeson Hackman et madame Jennifer, des partenaires, cette délégation a, à son arrivée dans l’avant midi, tenue un meeting (rencontre) au cours duquel elle a profondément expliqué le sens de ce projet. Durant plus d’une heure, dans la salle des réunions du bureau de la chefferie des Watalinga, les participants ont compris ce qu’est le projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI ».

En réalité c’est quoi le projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI »?

Il s’agit, à en croire les explications des membres de la délégation, d’un projet à caractère purement sécuritaire. Il relève de la co-responsabilité population et services de sécurité dans la gestion de la situation sécuritaire d’une entité quelconque. D’après Honorable Boris Maelezo, le projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI » tire son vrai sens dans la question que peut se poser l’un ou l’autre sur ce qu’il peut faire pour le retour de la paix et de la sécurité dans son entité. Ce Notable de la région de Beni a encore précisé que l’avènement de ce projet est une autre façon de sceller le mariage entre les civils et les services de sécurité. À l’en croire, la collaboration entre civils et militaires est devenue un slogan mais chacune de deux parties en face ne connait réellement pas ce qu’elle doit faire comme travail dans ce mariage. Il a fini en précisant qu’à l’issu de ce projet, ce défi sera relevé étant donné que les responsabilités des uns et des autres y sont détaillées.

Pour Me Andera de « Ubundu Pan Africa, la sécurité étant l’affaire de tous, il a fallu mettre en place le projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI » à travers lequel une question est posée à tout membre de la communauté ce qu’est son apport pour la sécurisation de son entité.

« En effet, dépuis que nous attendons parler de l’insécurité à Watalinga, nous avons entendu que la sécurité revient ou n’est pas revenue et dans notre façon de travailler nous nous sommes dit que nous pouvons faire quelque chose. C’est ainsi que, après avoir réalisé que la sécurité c’est l’affaire de tous, là on parle de la co-responsabilité, il n’ya pas que l’armée pour faire la sécurité mais la population a sa responsabilité aussi. C’est ainsi que nous nous sommes dit que nous pouvons mettre en place un projet « JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI ». Ça signifie nous posons la question à chaque membre de la communauté Talinga : Que ce que lui apporte pour que Watalinga soit en paix, soit en sécurité. C’est pourquoi nous avons nommé JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI. Aujourd’hui c’était juste une occasion de présenter le projet devant les autorités et la communauté afin que celles-ci commencent à se l’approprier. Parce que même si nous venons demain avec quelques activités, ces activités n’ont de sens que dans l’accompagnement. Je ne peux pas sécuriser Watalinga mais ce sont habitants de Watalinga qui vont amener eux-mêmes la sécurité.
Ce n’est même pas les FARDC, les FARDC vont plutôt concrétiser la volonté des gens de Watalinga de sécuriser leurs villages en apportant leur pierre à la construction de la sécurité »
, a expliqué Me Andera avant de préciser que après la présentation l’étape qui suivra c’est le début effectif des activités.

« […] Après la présentation c’est le début des activités. On ne peut pas présenter la nourriture et ne pas appeler les gens à manger », a-t-il poursuivi.

Précisons que dans la séance des explications du projet, les membres de la délégation ont révélé que le projet devra s’articuler sous trois (3) piliers dont: 1. la « conscientisation »(1) qui consiste à sensibiliser la population à s’occuper de sa propre sécurité à travers des formations et ateliers; 2. amener la population à élaborer un plan de sécurité pour prendre des engagements sérieux de ce qu’elle doit réellement faire pour assurer sa sécurité et 3. faire un plaidoyer auprès du gouvernement à travers le Service d’Éducation Civique Patriotique et d’Action Sociale, SECAS afin qu’il s’approprie le projet et l’allouer un budget conséquent pour son exécution.

Aux environs de 14 heures locales la délégation a regagné la ville de Beni sous une bonne escorte militaire.

Précisons-le, le projet JIWE LANGU KWA USALAMA WA BENI sera financé par les « Disciples de Jésus » dont Monsieur Jason Hackmann et madame Jennifer. « Ubundu Pan Africa » et le « Consortium du bureau de l’Hon. Boris Maelezo » ont été sélectionné pour l’exécution de ce projet. La Chefferie des Watalinga est considérée comme entité pilote pour servir d’essai de ce projet qui y sera exécuté pendant 12 mois. À l’issue de l’évaluation du travail réalisé durant les 12 mois, si les résultats seront positifs, le projet devra s’étendre sur l’ensemble du territoire de Beni.

En rappel, cette délégation que conduit Honorable Boris Maelezo est arrivée mardi 14 février 2023 en ville de Beni en provenance de Goma. Aussitôt arrivée, elle a payée, le même mardi, une visite de courtoisie à l’administrateur militaire du territoire de Beni d’abord, puis au commandant du secteur opérationnel SOKOLA1. Auprès de ces hauts responsables militaires, il était également question de les expliquer le sens du projet.

Beni, Philémon Kachelewa

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