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C’est un véritable jeux de ping-pong qui s’observe depuis pratiquement 48 heures en ville de Beni au Nord entre la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression et l’autorité militaire urbaine.

À la base, l’organisation, pour une durée de cinq (5) jours à dater du lundi 24 janvier prochain, d’une série des manifestations de grande envergure couplées à des journées ville morte par la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression.

Alors que les organisateurs de cette série des manifestations assure avoir officiellement saisi l’autorité compétente en guise d’information, le maire de la ville quant à lui dement cette version.
À travers un document qui circule sur les réseaux sociaux, l’autorité urbaine, le Commissaire Supérieur Principal Muteba Kashala Narcisse a qualifié le document dont les mouvements citoyens et groupes de pression se prévalent de l’avoir saisi d’un « tract ».

Aussitôt la réaction des signataires du document qualifié de tract par le maire militaire de la ville de Beni n’a pas tardé.
À travers une interview exclusive accordée à la rédaction de kivuactualites.com, la cellule de communication de la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression a, à son tour, qualifiée aussi le document du maire militaire de Beni interdisant leurs activités de protection d’un « tract » avant d’assurer que les manifestations dont le début est prévu pour le lundi prochain restent maintenues.

« La synergie continue à maintenir sa série des manifestations qui commencent le lundi jusqu’au vendredi, comme première phase. La lettre que nous lisons sur les réseaux sociaux, nous la lisons comme tout le monde. Pour nous, nous avons informé le maire de la ville par une lettre. Mais il dit qu’il répond à un tract que nous nous ignorons. Vous avez vu l’accusé de réception de notre lettre par son secrétariat. Sur notre lettre il y a toutes les adresses. Il peut contacter les numéros de téléphone se trouvant sur cette lettre. Jusque là nous lisons aussi un tract sur les réseaux sociaux signé par un certain Commissaire Supérieur Muteba Kashala Narcisse. Les manifestations restent maintenues pour exiger la fin de l’État de siège qui a lamentablement échoué », a précisé la cellule de communication de la synergie.

A elle d’enfoncer que les organisateurs de la série des manifestations n’ont aucun ordre à recevoir d’une quelconque autorité.

« Nous n’avons pas des ordres à recevoir de la part des autorités incompétences qui sont sensées sécuriser la population mais qui sembleraient être derrière l’insécurité qui sévit dans la ville de Beni. Que d’aller combattre l’ennemi dans la profondeur, les forces de défense et sécurité préfèrent rester en ville entrain de troubler la quiétude de la population. Nous serons bel et bien dans les rues de Beni à partir du lundi et c’est le début des grandes manifestations. Personne ne peut intimider personne. Nous sommes dans un État dit des droits », a précisée encore la cellule de communication.

À noter que dans une correspondance du 19 janvier 2021, la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression a saisi le maire de la ville de Beni pour le tenir informé du début des actions de grande envergure.

Le sens a donné à ces actions de protestation dont le début est prévu le lundi 24 janvier prochain est de demander la fin du régime d’exception de l’État de siège instauré en provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par ordonnance présidentielle depuis le 06 mai 2021.

À en croire les raisons évoquées dans la correspondance adressée au Commissaire Supérieur Principal, le Colonel Muteba Kashala Narcisse, les signataires reprochent à l’État de siège d’avoir lamentablement échoué la mission pour laquelle il a été institué, notamment l’éradication totale des massacres des civils par les rebelles de forces démocratiques et alliés (ADF).
Pour eux, il est inadmissible que des vies humaines continuent à être atrocement fauchées alors que la direction de deux provinces sous une insécurité grandissante(Nord-Kivu et Ituri) a été confiée aux militaires qui, malheureusement, se sont distingués dans l’inaction à pouvoir combattre les égorgeurs des innocents dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Et dans sa réplique, le maire de la ville de Beni a dit ignorer la lettre d’information des organisateurs de cette série des manifestations qu’elle a tout de suite qualifié de tract.
L’autorité urbaine a ainsi mise en garde tous ceux qui tenteraient de violer les proscrits de l’ordonnance N° 021/16 du O3 mai 2021 portant mesures d’application de l’État de siège sur une partie du territoire de la République Démocratique du Congo.

Philémon Kachelewa.

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