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Membre de l’Association des Taximen des Motos et Voitures(ATAMOV), un motocycliste a été assassiné au cours de la nuit du samedi 09 au dimanche 10 juillet 2022 en commune de Kyondo, territoire de Beni au Nord-Kivu. Il s’agit du nommé Kambale Wenze qui a été tiré de sa maison par des présumés bandits armés qui l’ont, par la suite, logé des balles mortelles. Ils se sont par la suite volatilisé dans la nature.

En réaction, le député provincial du Nord-Kivu Bertrand Ngwali se dit profondément consterné et affligé par cet acte barbare. Il estime que les services de sécurité devraient tout mettre en œuvre pour ne se limiter qu’à compter des morts que de les prévenir.

« A petit feu, la démographie du territoire de Béni en général et de la chefferie des Bashu diminue du jour au jour. C’est inacceptable que des services de sécurité soient plutôt comptables des morts au lieu de les prévenir; où est alors le professionnalisme? », s’est interrogé cet acteur politique.

À lui d’adresser, en suite, ses sincères condoléances à la famille de la victime et d’inviter aux uns et aux autres de s’activer pour protéger les vies humaines.

« Avec un coeur meurtrie, j’adresse mes condoléances les plus attristées à la famille aussi bien biologique que professionnelle de l’illustre disparu. J’invite tout de même, l’heure étant grave, les autorités locales, les services de sécurité et les corporations professionnelles (ou des taximen) à prendre des dispositions pour préserver la vie humaine », a-t-il poursuivi.

Cet assassinat étant, vraisemblablement, attribué à un quelconque conflit, l’élu du territoire de Beni demande à la communauté locale de privilégier le dialogue que de se régler des comptes.

« Comme un seul homme, nous devons également nous déssolidariser des tendances belliqueuses pour privilégier la voie du dialogue et du travail, véritables gages de la paix. Prenons conscience du caractère sacré de la vie humaine », a conclu Honorable Bertrand Ngwali.

Située en territoire de Beni au Nord-Kivu, la chefferie des Bashu est toujours et encore confrontée à une insécurité grandissante qui se solde, généralement, par des assassinats crapuleux. Des conflits fonciers, du pouvoir ou mieux du leadership seraient à la base de cet état de chose.

Philémon Kachelewa depuis Beni

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