Affrontements FARDC-M23 à Rutshuru et activisme ADF à Beni: « Pourquoi la communauté internationale garde silence? », le Congolais de la diaspora Guershom Kahebe émet ses analyses

Affrontements FARDC-M23 à Rutshuru et activisme ADF à Beni: « Pourquoi la communauté internationale garde silence? », le Congolais de la diaspora Guershom Kahebe émet ses analyses

Guershom Kahebe a tout d’abord déploré l’attaque récente des ADF qui a ciblé Kabasha, village du territoire de Beni, province du Nord-Kivu où des compatriotes ont perdu leurs vies.

Ce congolais de la diaspora dit ne pas comprendre comment l’ennemi peut opérer librement de minuit à 5 heures sans être inquité. Il parle d’un calvaire que le peuple de l’Est traverse sans aucune intervention réelle du gouvernement congolais et de la communauté internationale.

Pourquoi la persistance de la guerre entre les forces armées de la République Démocratique du Congo et les rebelles du M23?

À cette question, l’acteur politique indépendant Guershom Kahebe indique que les moyens de défense du gouvernement congolais pour exprimer l’agression Rwandaise ne sont pas convainquants au près des décideurs du monde.

Que pense la communauté internationale sur les affrontements entre les FARDC et les M23 ?

Quant à celle-ci, pour Guershom Kahebe, avant de répondre, il faut savoir comment la situation est présentée dans des grands salons politiques du monde.

D’après lui, le gouvernement congolais se limite à dire le Rwanda agresse la RDC tandis que à son tour le Rwanda présente trois moyens pour expliquer son intervention derrière le M23. Paul Kagame parle d’abord de la protection du peuple Tutsi congolais qui est marginalisée en RDC, un argument de taille parce que si la communauté internationale apprend seulement qu’il existe une tribut stigmatisée, elle est très sensible.

« C’est ne pas parce que la communauté internationale aime le peuple Tutsi mais parce que dans le siècle actuel c’est incompréhensible d’apprendre qu’il y ait un individu au monde qui peut souffrir car il appartient à une tribut quelconque, ça ne se comprend pas dans le monde actuel. Je rappelle au peuple congolais, si nous continuons à stigmatiser le peuple Tutsi, nous n’aurons pas la solution au problème de l’insécurité à l’Est », a-t-il dit.

Et d’ajouter « quand le M23 et son allié le Rwanda présente l’argument de taille de la stigmatisation du peuple Tutsi sur la table c’est fini, tout le monde dit au président Félix Tshisekedi d’aller négocier avec ces rebelles ».

Le deuxième argument que le Rwanda brandit c’est l’histoire des FDLR qui est devenue une épine dans les pieds des congolais. Paul Kagame dit être menacé par ces rebelles qui vivent sur le sol congolais en territoire de Rutshuru. Il justifie la présence de l’armée Rwandaise sur le sol congolais pour anéantir les FDLR afin de prévenir tout éventuelle attaque dans son pays.

Actuellement le M23 vient d’augmenter le troisième élément. Ce mouvement parle de la mauvaise gouvernance et du tribalisme en RDC, un élément nouveau que ces rebelles brandissent pour signifier sa réapparition.

« Maintenant aux yeux de la communauté internationale, cette guerre n’apparaît pas comme une agression d’un pays à envers un autre, elle apparaît plutôt comme une guerre civile des rebelles congolais appuyés par le Rwanda qui se fâchent. Et là la communauté internationale n’a autre chose à dire, elle se limite à demander au Rwanda de cesser d’apporter son appui au M23 », a-t-il fait savoir

Ce fils de Beni vivant aux États-Unis d’Amérique explique qu’avec ces trois arguments du M23 appuyé par le Rwanda, partout où le Président Félix Tshisekedi est allé, on lui a dit de négocier avec ces rebelles.

« Que ça soit en Amérique, en Europe, au Kenya, en Angola où les autorités Congolaises sont allées négocier des appuis, on les a recommandé de négocier avec le M23. Malheureusement notre armée aussi ne pas à mesure de défaire ce groupe armé. Nous apprenons qu’il y a eu des bombardements mais au finish aucun milieu récupéré des mains des rebelles en territoire de Rutshuru », a-t-il conclu.

La rédaction

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