Butembo : Fraude électorale, trois attitudes à prendre pour les auteurs (CT Muhindo Muhesi Rigain)

Butembo : Fraude électorale, trois attitudes à prendre pour les auteurs (CT Muhindo Muhesi Rigain)

Butembo, Après les accusations portées contre une candidate députée nationale de la ville de Butembo pour avoir entretenu une fraude électorale, le CT Muhindo Muhesi Riguen, enseignant à l’Université catholique du Graben (UCG) en sciences sociales, politiques et stratégiques, donne trois attitudes à prendre pour la personne ou la formation politique accusée.

« Le silence, l’éclaircissement public ou la justice ».

Selon le CT Muhesi Riguen, « la première attitude à prendre est le silence. Cette attitude peut être une stratégie pour laisser le temps à la justice de faire son travail. La deuxième attitude consiste à éclairer l’opinion publique sur les faits en exigeant aux accusateurs les preuves. Cette attitude peut aider à dissiper les rumeurs et à rétablir la vérité. La troisième attitude est de saisir la justice pour réparation si les faits reprochés ne sont pas fondés. Cette attitude peut permettre de laver l’honneur de la personne ou de la formation politique accusée ».

Un arrangement interne en cas de victoire

Le CT Muhesi précise que, dans le cas où la personne accusée est proclamée vainqueur, le parti politique accusé peut jouer par le système d’arrangement interne pour désigner un autre candidat. Cette attitude peut aider à préserver la confiance sociale.

Appel à la retenue de la population

Enfin, cet enseignant des SSPA appelle la population à la retenue et à attendre la décision de la juridiction compétente avant de retirer la confiance à un candidat. Il rappelle que toute personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire.

Sachez que les opérations de compilation des résultats des élections législatives et provinciales du 20 décembre 2023, ont été suspendues à Butembo le 2 janvier 2024, suite à une vive tension qui s’est observée au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). À la base de cette tension, une candidate députée nationale était accusée d’avoir entretenu une fraude dans un centre de vote.

Ainsi, les opérations suspendues ont repris mercredi 03 Janvier 2024.

Ghislain Lukambo

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